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Le Judo - Histoire du judo Version imprimable

Le judo nous vient d’un homme exceptionnel : Jigoro Kano. Lors de sa jeunesse, il pratique plusieurs sports qu’il finit par abandonner par manque d’intérêt pour s’adonner complètement au Ju-Jiutsu. La première école qu’il fréquente quotidiennement est celle dirigée par maître Hachinosuke Fukuda (L’école s’appelle Tenjin-shinyo-ryu). A l’époque, Kano a 17 ans et est à l’université, en lettres. Il y découvre les Atemi-waza et les Katame-waza.

Comme les kimonos sont nettement plus courts qu’actuellement, tant au niveau des manches qu’au niveau des genoux, Kano revenait souvent plein d’ecchymoses et d’égratignures. Mais il ne s’en plaint pas pour autant. Il devient plus fort et plus résistant bien qu'il reste toujours aussi petit. Pour parer à cet inconvénient, il observe beaucoup les techniques des autres participants ainsi que leurs déplacements.

Aussi, dans le cours de maître Fukuda, il y a un élève, Kenkichi Fukushima, qui pèse près de 90 kilos. Après l'avoir bien observé, il lui demande à la fin d'un cours s’il accepte de le rencontrer. Il le projette, malgré son poids, de façon spectaculaire avec une technique qu'il vient de mettre au point, KATA GURUMA. 

A la mort de maître Fukuda, Kano change d’école et entre à l’école Kito-ryu, l’école dont l’esprit va lui inspirer un des principes actuels du judo : Seiryoku zenyo. Le principe de maximum d’efficacité pour un minimum d’énergie.

Plus tard, il va compléter ce principe technique par un principe moral : Jita Kyoei. Le principe d’amitié et de prospérité mutuelle.

De toutes ses recherches, études et expériences sportives, il fait une synthèse et décide de créer un nouvel art martial. La volonté de Kano est de développer un art qui éduque à la fois le corps et l’esprit (notamment avec les deux principes vu plus haut). Il prend les techniques de projections, les immobilisations au sol, les étranglements et les clés de bras qu’il a appris du Jiu-Jitsu et en fait un nouvel art qu’il nomme : JUDO. Il érige ensuite son propre dojo.  Ceci se fait en 1882, à coté du petit temple shintoïste d'Eisho-ji où il a élu domicile. Ce dojo compte 12 tatamis (env 24m²) et 9 disciples viennent y étudier dont Shiro Saïgo qui va bientôt devenir très célèbre. Il nomme cette école le KODOKAN (salle, lieu où l’on étudie la voie). La réputation de l'école ne tarde pas à se propager.

 

   

 

Cela rend jaloux les maîtres des anciennes écoles. A l'époque, la coutume est de se lancer des défis entres écoles concurrentes afin de prouver son efficacité par rapport à l'autre. La tradition pour les vainqueurs étant d'emporter l'enseigne des vaincus, le dojo de ces derniers perd presque tous ses élèves.

Ainsi, l'école du maître Jigoro Kano gagne bien des défis qui lui sont lancés par bons nombres d'autres écoles. Le dojo ne cesse de s'agrandir et de déménagements en déménagements passe de 12 tatamis à 167 tatamis en l’espace de 7 années. Le Judo du Kodokan est reconnu en peu de temps comme excellent et efficace depuis que ses étudiants ont vaincu des athlètes d’autres écoles de Jiu-jitsu.

Il procède avec l'organisation du Kodokan à l'élaboration des règlements du Judo. Il devient le premier membre asiatique du Comité International Olympique (CIO) en 1909 et travaille pour le développement du Judo dans le monde entier, notamment en donnant des conférences et en exécutant des démonstrations un peu partout. Jigoro Kano présente le Judo comme un exercice physique accessible à tous.

 

Le Judo continue de se développer après la mort du maître sous l’impulsion de ses élèves qui le propagent sur les 5 continents.

En 1948, l'Union Européenne de Judo fut créée avec M. Torti comme premier président. Et en 1952, c’est au tour de l’IJF « International Judo Fédération » de voir le jour avec Risei Kano le fils de Jigoro à la présidence. En 1956 ont lieu à Tokyo les premiers championnats du monde masculins. 

 

 

En 1964 le judo est présenté comme sport de démonstration aux jeux de Tokyo et est définitivement accepté en 1972 à Munich. A l’époque le judo est surtout masculin mais les femmes suivent le mouvement et en 1980 ont lieu à New York les premiers championnats du monde féminins et après avoir été sport de démonstration en 1988 à Séoul, le judo féminin devient enfin sport olympique en 1992 à Barcelone.